le suicide
Après le suicide d’un proche, le deuil peut être traversé par des questions sans réponse, de la culpabilité, de la colère, de l’incompréhension ou un profond sentiment d’abandon.
J’accompagne celles et ceux qui restent pour mettre des mots sur ce qu’ils vivent et traverser ce deuil si particulier, à leur rythme et sans jugement.
APRÈS LE SUICIDE D’UN PROCHE
La mort d’un proche par suicide provoque souvent un bouleversement très particulier. Il y a la douleur de la perte, bien sûr, mais elle s’accompagne fréquemment d’un choc immense, d’incompréhension et de questions qui peuvent tourner sans cesse : Pourquoi ? Est-ce que j’aurais pu voir quelque chose ? Est-ce que j’aurais pu empêcher cela ? Pourquoi ne m’a-t-il rien dit ?
À ces questions peuvent se mêler la colère, la culpabilité, le sentiment d’abandon, parfois la honte ou la peur du regard des autres. On repasse les derniers jours, les dernières conversations, un message, une phrase, un comportement. On cherche un signe que l’on n’aurait pas compris. Et cette recherche peut devenir épuisante lorsque l’on tente de reconstruire après coup une histoire dont on ne possédera peut-être jamais toutes les réponses.
Le suicide bouleverse également les familles. Chacun réagit avec son histoire, sa relation avec la personne décédée et sa propre manière de faire face à l’insupportable. Certains ont besoin de parler. D’autres se taisent. Certains veulent comprendre, d’autres ne supportent plus les questions. Ces différences peuvent créer des incompréhensions précisément au moment où chacun aurait besoin de se sentir entouré.
Mon accompagnement offre un espace où tout cela peut être déposé. Sans jugement, sans chercher à expliquer l’inexplicable et sans imposer une manière de faire son deuil. Il s’agit d’avancer au rythme de chacun, de mettre peu à peu des mots sur ce qui s’est passé et de trouver comment continuer à vivre avec l’absence.
1 → LE CHOC ET LE BESOIN DE COMPRENDRE
Après un suicide, l’esprit cherche souvent à comprendre. Les événements sont repassés en boucle, parfois jusque dans leurs moindres détails. Une conversation prend soudain une autre signification. Un silence, une absence ou une phrase deviennent des éléments que l’on analyse après coup en se demandant ce que l’on aurait dû comprendre.
Ce besoin de donner du sens à ce qui s’est passé est profondément humain. Mais toutes les questions ne trouveront pas nécessairement de réponse. L’accompagnement permet de les poser malgré tout, de raconter les événements autant de fois que nécessaire et de distinguer progressivement ce que l’on sait de ce que l’on imagine ou reconstruit après la mort.
Il ne s’agit pas de faire disparaître les questions, mais d’éviter qu’elles occupent seules toute la place.
2 → LA CULPABILITÉ ET LES « SI J’AVAIS SU… »
« Si j’avais appelé… », « Si j’avais insisté… », « Si j’avais compris… », « J’aurais dû voir qu’il n’allait pas bien… »
Après un suicide, ces pensées peuvent devenir envahissantes. Les proches réexaminent leurs paroles, leurs décisions et parfois des années entières de relation avec ce qu’ils savent aujourd’hui. Ils peuvent alors s’attribuer une responsabilité immense dans un événement dont les causes sont généralement multiples et complexes.
L’accompagnement permet de mettre ces pensées en mots, d’explorer ce qu’elles racontent de la douleur et du lien avec la personne décédée, et de regarder progressivement les événements avec davantage de recul. Ce travail ne consiste pas à effacer ce qui s’est passé, mais à ne pas laisser la culpabilité devenir l’unique manière de rester lié à celui ou celle qui est mort.
3 → DES ÉMOTIONS PARFOIS DIFFICILES À AVOUER
La tristesse n’est pas la seule émotion possible. Il peut y avoir de la colère contre la personne décédée, un sentiment d’abandon, de l’injustice, de l’incompréhension ou même, dans certaines situations très éprouvantes, une forme de soulagement que l’on n’ose pas reconnaître.
Ces émotions peuvent être particulièrement difficiles à exprimer parce qu’elles semblent incompatibles avec l’amour porté à la personne. Pourtant, aimer quelqu’un n’empêche ni la colère, ni l’incompréhension, ni l’épuisement.
Pouvoir parler librement de ces sentiments, sans être jugé et sans devoir les rendre plus acceptables, permet de reconnaître toute la complexité de ce deuil.
4 → QUAND UNE MÊME FAMILLE NE VIT PAS LE MÊME DEUIL
Une même mort peut être vécue de façons très différentes. Un conjoint, un parent, un enfant, un frère, une sœur ou un ami n’a ni la même histoire ni le même lien avec la personne décédée.
L’un peut avoir besoin de parler constamment de ce qui s’est passé tandis qu’un autre refuse d’en parler. L’un cherche des réponses, l’autre veut préserver les souvenirs d’avant. Ces différences peuvent provoquer des tensions, des silences ou un sentiment de ne plus se comprendre.
J’accompagne aussi les proches à reconnaître ces différentes manières de vivre le deuil, à remettre du dialogue lorsque cela est possible et à respecter le rythme de chacun sans demander à toute la famille de traverser cette épreuve de la même façon.
5 → LE REGARD DES AUTRES ET CE QU’ON N’OSE PAS DIRE
Le suicide reste entouré de beaucoup de malaise. Certaines personnes ne savent pas quoi dire, évitent le sujet ou posent des questions maladroites. Les proches peuvent alors avoir le sentiment qu’ils doivent expliquer la mort, la justifier, protéger l’intimité de la personne décédée ou même choisir à qui raconter ce qui s’est réellement passé.
Cette dimension peut renforcer l’isolement.
L’accompagnement offre un lieu où il n’est pas nécessaire de protéger les autres de ce que l’on ressent. On peut parler de la personne, de sa mort, mais aussi de tout ce qu’elle était avant sa mort. Parce qu’une vie ne peut pas être résumée à la manière dont elle s’est terminée.
6 → CONTINUER À VIVRE SANS EFFACER LE LIEN
Avec le temps se pose une autre question : comment continuer à vivre après une telle mort ?
Avancer ne signifie pas oublier, tourner la page ou cesser d’aimer. Le lien avec la personne peut évoluer sans disparaître. Les souvenirs, ce qui a été transmis, les moments partagés et la place que cette personne a occupée dans une vie continuent d’exister au-delà des circonstances de sa mort.
Mon accompagnement aide aussi à traverser cette étape : retrouver progressivement des repères, réinvestir certaines parts de sa propre vie et permettre à la personne décédée de retrouver dans la mémoire une place qui ne soit pas uniquement celle de son suicide.
L’IMPORTANCE…
DE MON ACCOMPAGNEMENT
Après le suicide d’un proche, certaines questions peuvent rester longtemps sans réponse. On cherche à comprendre, on repasse les derniers jours, les dernières conversations, parfois un mot ou un geste auquel on essaie de donner un sens. À la douleur de l’absence peuvent alors s’ajouter la culpabilité, la colère, l’incompréhension ou le sentiment de ne pas avoir vu, compris ou fait ce qu’il fallait.
• Un espace où toutes les émotions peuvent être dites : la tristesse n’est pas toujours la seule émotion présente. Colère contre la personne décédée, sentiment d’abandon, culpabilité, incompréhension ou parfois même soulagement peuvent se mêler. Ici, rien n’a besoin d’être caché ou jugé.
• Une place pour les questions qui restent sans réponse : après un suicide, le « pourquoi ? » peut devenir envahissant. Certaines réponses ne viendront peut-être jamais. Être accompagné permet peu à peu de vivre avec cette part d’incompréhensible sans qu’elle occupe toute la place.
• Sortir de la culpabilité : « J’aurais dû voir », « j’aurais dû comprendre », « j’aurais pu empêcher cela ». Ces pensées peuvent revenir encore et encore. Pouvoir les déposer et revenir à ce que l’on savait réellement à ce moment-là aide à regarder autrement la responsabilité que l’on s’attribue.
• Trouver comment continuer avec l’absence : avancer ne signifie ni oublier ni accepter la manière dont la personne est morte. Il s’agit progressivement de retrouver une place pour sa propre vie tout en conservant le lien, les souvenirs et tout ce que cette personne a représenté au-delà de son suicide.
Mon accompagnement offre un espace où cette histoire peut être racontée sans que son suicide efface la personne qu’elle a été, et où vous pouvez avancer à votre rythme avec ce qui reste, ce qui manque et ce qui a compté.
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